Faso Digitale 2025 : Dr Rodrigue Kafando explore l’équation entre productivité maximale et risque zéro avec l’IA
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| Dr Kafando a salué la foire virtuelle, première du genre au Burkina Faso |
Dans le cadre de Faso Digitale 2025, la foire virtuelle des solutions numériques qui se tient du 18 au 25 octobre à Ouagadougou, une conférence animée le 22 octobre par Dr Rodrigue Kafando, enseignant-chercheur et coresponsable du Master en Fouille de Données et Intelligence Artificielle à l’Université Virtuelle du Burkina Faso, a captivé l’attention des participants. Le thème de son intervention : « Équation de productivité maximum et risque zéro ».
Les promesses de l’intelligence artificielle
Dr Kafando a d’abord expliqué le fonctionnement des LLMs (Large Language Models), ces programmes intelligents entraînés sur des milliards de textes capables de comprendre et de générer du langage humain. Parmi les exemples les plus connus, il a cité ChatGPT, Copilot ou encore Claude.
Selon lui, les IA génératives jouent un rôle essentiel dans la démocratisation de l’information et la réduction des barrières linguistiques, tout en offrant une productivité accrue.
Elles permettent notamment un gain de temps spectaculaire, capable de résumer plusieurs pages en quelques secondes ; l’autonomisation de certaines tâches comme la génération de rapports, d’analyses ou de codes informatiques ; et une créativité augmentée, grâce au brainstorming et à la production de contenus innovants.
Les secteurs d’application des ces outils sont sont nombreux : santé, ressources humaines, éducation, service client, développement et bien d’autres.
Les risques et les dérives possibles
Mais cette productivité a un prix. Dr Kafando a insisté sur les risques liés à l’usage non encadré de l’IA :
Sécurité des données : confier des informations sensibles à une IA peut exposer une entreprise ;
Fiabilité limitée : les « hallucinations » de l’IA — ces erreurs ou faits inventés — peuvent induire en erreur ;
Biais et discriminations : les modèles reproduisent parfois des stéréotypes sociaux ;
Dépendance excessive : un usage abusif peut entraîner une perte de compétences humaines.
Il a mis en garde : « Des faits inventés peuvent ruiner la crédibilité d’un professionnel et mener à des sanctions. »
Vers une utilisation responsable
Plutôt que de rejeter l’IA, le chercheur invite à trouver un équilibre : « La vraie équation, c’est comment maximiser les bénéfices tout en minimisant les risques. »
Pour cela, il a proposé cinq piliers pour une utilisation sûre :
La formation de tous les utilisateurs ;
Des politiques d’usage claires et éthiques ;
Des outils adaptés au contexte ;
La vérification systématique des résultats produits ;
La transparence sur l’usage de l’IA.
Bonnes et mauvaises pratiques
Dr Kafando recommande d’utiliser les IA génératives pour le brainstorming, la rédaction de premiers jets, la formation ou encore l’automatisation de tâches simples.
En revanche, il déconseille fortement leur usage pour le partage de données sensibles, la prise de décisions critiques, ou le traitement d’informations médicales.
Des solutions pour les entreprises
Enfin, il a évoqué trois approches possibles pour les organisations qui sont entre autres l'utilisation encadrée des outils publics (comme ChatGPT ou Copilot) avec formation et politique interne claire ; LLMs privés, installés sur les serveurs de l’entreprise, garantissant une maîtrise totale des données ; des solutions hybrides, combinant IA publique pour les tâches générales et IA privée pour les données sensibles.
Basniwendé Ousséni KAFANDO

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